Deux films romands «Après la nuit» et «L'escale» sélectionnés à Cannes

Avec Après la nuit et L'escale, deux films suisses sont présents cette année au Festival de Cannes dans la Quinzaine des Réalisateurs. Ils concourent aussi pour la Caméra d'Or. Le délégué général Edouard Weintrop a présenté Après la nuit comme "une plongée sociologique et ethnologique dans un milieu que l'on n'a pas l'habitude de voir au cinéma et un premier long-métrage à la hauteur de ses courts" et L'escale étant "un magnifique film, l'histoire de plusieurs individus, des histoires d'immigration". Les deux films sont rejoints par le court-métrage Man kann nicht alles auf einmal tun, aber man kann alles auf einmal lassen de Marie-Elsa Sgualdo (Terrain Vague).

Le film de fiction Après la nuit est le premier long métrage du réalisateur suisse d'origine portugaise Basil da Cunha (Box Productions). C'est la troisième présence sur la Croisette de ce jeune réalisateur à l'univers cinématographique fort et singulier, puisqu’en 2011 et 2012, ses deux courts-métrages «Nuvem» et Os Vivos também choram avaient été sélectionnés à la Quinzaine des réalisateurs. Après la nuit est un film de genre, un film noir, d'action, dans un univers réaliste. Entre polar et documentaire, le spectateur est amené à partager le quotidien plein d'embrouilles et de combines d'un dealer, à peine sorti de prison, en se plongeant dans les ambiances et la culture d'un lieu très particulier de Lisbonne, le bidonville de Riboleira.

Le film documentaire L'escale est le premier long-métrage du réalisateur suisse Kaveh Bakhtiari (Louise Productions) qui s’est investi corps et âme dans un film engagé, risqué, magnifiquement réalisé, révélant un auteur à part entière. L’escale plonge le spectateur dans une aventure humaine hors du commun. En partageant la vie de jeunes migrants iraniens durant de longs mois à Athènes, le réalisateur sonde le choix radical consistant à tout quitter pour une vie meilleure par la voie la plus périlleuse, malgré les obstacles inouïs qu'elle comporte: la clandestinité.

Finalement, Man kann nicht alles auf einmal tun, aber man kann alles auf einmal lassen de Marie-Elsa Sgualdo (Terrain Vague) est sélectionné comme court-métrage à la Quinzaine. Il y a des spectres d’histoires qui naviguent parmi nous et auxquels on attache de l’importance sans le savoir. Ainsi, en 2011, Marie-Elsa Sgualdo a découvert le travail du réalisateur espagnol José-Luis Guerin qui lui a aussitôt donné envie d’entrer en contact avec lui.

23.4.2013

Partager